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Idées

Story Telling, remède Anti-Blabla ?

Pour convaincre, racontez une histoire… blablabla…

Il y a quelques années, alors que je travaillais à la mise en place d’un plan de formation pour une équipe de managers, j’ai été frappé par la facilité dont certains managers ont à transmettre des concepts sans savoir les mettre en pratique eux même.
J’étais en réunion avec l’équipe de direction et nous passions en revue les étapes clés du plan de formation. Le PDG s’arrête sur la partie intitulée « Story Telling » et réagit vivement en disant : « Je n’arrête pas de leur dire, que pour convaincre, il faut raconter une histoire »

Cette injonction revient régulièrement au hasard des rencontres professionnelles que je fais. Encore la semaine dernière, une personne que j’accompagne me disait la même chose :

« Mon manager me dit de raconter des histoires »

 

Donc nous sommes d’accord, raconter une histoire… ça marche. Le sujet est maintenant assez répandu pour rassembler beaucoup de monde autour de cette idée. Le format des conférences TEDx a d’ailleurs, largement contribué à cette nouvelle approche.

Alors pourquoi, voit-on toujours autant de présentations PowerPoint aussi soporifiques, de réunions ennuyeuses ou de conférences pénibles ?
Parce que pour la plupart d’entre nous, « faire un TEDx » en rdv client ou en réunion nous paraît complètement décalé du monde de l’entreprise.

Imaginons que vous travaillez dans une banque au service de l’inspection générale. Votre travail consiste à auditer des entités auprès desquels vous ferez une restitution.
Si je vous dis : « Pour faire passer ton message, il faut que tu raconte une histoire ». Il y a de forte chance pour que vous ayez du mal à comprendre l’intérêt de cette pratique et surtout comment vous y prendre.
J’ai choisi cette exemple parce que j’interviens régulièrement auprès de Banques ou d’Assureurs et que le public que j’accompagne met une bonne journée pour passer de : « Ah non, ça ne sera pas possible chez nous » à

«  Finalement, c’est possible de raconter une histoire, même sur des sujets aussi factuels et rationnels que les nôtre ».

 

Dans un prochain billet, je partagerai avec vous les clés du Story Telling pour que vous puissiez, même sur des sujets compliqués, comprendre la façon de procéder.

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La révolution digitale n'a pas eu lieu

Voici une photo de ma chatte ! tu partages ?

Je suis surpris de voir à quel point les photos de chat « Trop mignon » circulent vite alors que d’autres informations (qui pourraient réellement changer le monde) se noient dans le flot suralimenté de la webosphère.

Pourquoi ne partages-tu pas ce qui circule dans ton réseau ? As tu peur ? de quoi ? Vois tu ça comme un acte engagé, militant ? Tu es frileux ? Tu te poses des questions sur ton e-réputation ? Quels freins as tu à partager ?

Plus tu partages, plus les autres partagerons tes infos. Tu vois bien que tu ne peux pas perdre !

Alors arrête de Liker, parce que ça sert à rien… et partage !

Peut-être, alors assisterons-nous à une vrai révolution digitale?

 

Je change, tu changes, il change, nous changeons, vous changez, ils changent

Le changement viendra des citoyens et pas des dirigeants.

Nous avons le pouvoir d’agir. Mais en avons-nous la conscience ? Le message que nous délivre ici Marc Luyckx peut, je l’espère, accentuer la conscience que nous sommes tous en mesure de changer le monde. Dans toutes les organisations, le changement ne vient jamais d’en haut. C’est parce que la base est mouvante que l’édifice vacille.
Nous pouvons tous faire des choix qui changeront nos organisations.
Ne demandez pas l’autorisation… faites le !


"Le changement viendra des citoyens mais pas… par onpassealacte

Notre mémoire fonctionne comme Google

Une étude récente montre qu’un cadre passe 16 ans de sa vie professionnelle en réunion. Et la plupart d’entre eux reconnaissent ne pas connaître les objectifs et les actions à mettre en œuvre suite à ces réunions. En clair, 16 ans d’une vie à partager des idées qui disparaissent très vite.
Comment peut-on aider nos interlocuteurs à mieux retenir nos idées ?
Comment peut-on agir sur leur mémorisation ?
Les études sur le cerveau montrent que notre modèle de pensée linéaire est loin d’être le modèle naturel de notre encéphale qui fonctionne sur le schéma d’une structure ramifiée. De la même manière qu’un moteur de recherche va rechercher les occurrences d’un mots-clé en scannant l’ensemble du web, les croiser et les classer par ordre d’importance selon qu’il aura trouvé des connexions plus ou moins denses entre ces différentes occurrences.

De la même manière notre mémoire fonctionne par association d’idées. Cela peut paraître paradoxale mais plus vous associez d’informations à une autre information qui vous est familière, plus vous permettez à votre cerveau de faire des connexions favorisant ainsi la mémorisation.

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Attention, il ne s’agit pas ici de dire qu’il faut entrer dans un niveau de détails élevé. Il s’agit d’aider notre auditoire à VOIR ce que l’on DIT. Soit en lui offrant la possibilité de se créer une image mentale de nos propos. Soit en rendant nos propos visuels à l’aide d’un support.

Comment se faire acheter ?

Dans nos interventions nous constatons que beaucoup de gens ont du mal à se séparer d’une grande quantité d’information pour extraire les idées clés (les plus importantes) de leur présentation. Ils veulent absolument tout dire, être le plus exhaustif possible, anticiper les réactions de l’auditoire et ainsi (croient-ils) gagner en crédibilité. Résultat ils font des interventions soporifiques.
Le meilleur moyen de donner envie aux autres de vous écouter, de travailler avec vous, c’est de les rendre intelligent, pas de les endormir.
Alors comment les rendre intelligents ? En ne disant pas tout ! C’est simple non ? Il ne s’agit pas de cacher ou de manipuler l’information, il s’agit d’aller à l’essentiel.
Si vous délivrer une information simple, claire et compréhensible vous permettez à votre public de vous comprendre, de retenir et de s’intéresser. Et si votre public est intéressé, que va-t-il faire ? … Il aura envie de vous poser des questions.
En laissant à votre public la possibilité de poser des question, vous le rendez intelligent. Et soyez certain qu’il va adorer ça.
Ce qui va le rendre particulièrement intelligent c’est le sentiment de co-construction de l’idée.
Si la version initiale de l’idée est suffisamment simple, elle pourra continuer à grandir dans son esprit et il aura l’impression d’y avoir contribuer.