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Simplicité

L'art du Pitch au format TEDx

Comment réagissez-vous à la question : En quoi êtes-vous différent ?

Il est devenu de plus en plus difficile de mettre en avant sa différence pour se faire remarquer positivement. Pourtant, changer quelques « mauvaises » habitudes dans notre façon de formuler nos idées, permet de créer des situations remarquables dans lesquelles nous laisseront une trace inoubliable.

Cet atelier vous donnera les clés de base d’une idée qui circule et qui interpelle. Inspiré des techniques utilisées par les speakers TEDx nous vous proposerons de mettre en pratique et de formuler le pitch de votre activité (ou de toute autre idée).

Story Telling, remède Anti-Blabla ?

Pour convaincre, racontez une histoire… blablabla…

Il y a quelques années, alors que je travaillais à la mise en place d’un plan de formation pour une équipe de managers, j’ai été frappé par la facilité dont certains managers ont à transmettre des concepts sans savoir les mettre en pratique eux même.
J’étais en réunion avec l’équipe de direction et nous passions en revue les étapes clés du plan de formation. Le PDG s’arrête sur la partie intitulée « Story Telling » et réagit vivement en disant : « Je n’arrête pas de leur dire, que pour convaincre, il faut raconter une histoire »

Cette injonction revient régulièrement au hasard des rencontres professionnelles que je fais. Encore la semaine dernière, une personne que j’accompagne me disait la même chose :

« Mon manager me dit de raconter des histoires »

 

Donc nous sommes d’accord, raconter une histoire… ça marche. Le sujet est maintenant assez répandu pour rassembler beaucoup de monde autour de cette idée. Le format des conférences TEDx a d’ailleurs, largement contribué à cette nouvelle approche.

Alors pourquoi, voit-on toujours autant de présentations PowerPoint aussi soporifiques, de réunions ennuyeuses ou de conférences pénibles ?
Parce que pour la plupart d’entre nous, « faire un TEDx » en rdv client ou en réunion nous paraît complètement décalé du monde de l’entreprise.

Imaginons que vous travaillez dans une banque au service de l’inspection générale. Votre travail consiste à auditer des entités auprès desquels vous ferez une restitution.
Si je vous dis : « Pour faire passer ton message, il faut que tu raconte une histoire ». Il y a de forte chance pour que vous ayez du mal à comprendre l’intérêt de cette pratique et surtout comment vous y prendre.
J’ai choisi cette exemple parce que j’interviens régulièrement auprès de Banques ou d’Assureurs et que le public que j’accompagne met une bonne journée pour passer de : « Ah non, ça ne sera pas possible chez nous » à

«  Finalement, c’est possible de raconter une histoire, même sur des sujets aussi factuels et rationnels que les nôtre ».

 

Dans un prochain billet, je partagerai avec vous les clés du Story Telling pour que vous puissiez, même sur des sujets compliqués, comprendre la façon de procéder.

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Ce qui nous rend satisfaits !

brugnon

Ce matin, 18 juin 2014, je suis à La Poste et j’attends dans la file pour poster un pli recommandé avec AR. Au dessus du guichet un écran sur lequel s’enchaînent des animations à un rythme épuisant. Devant moi un couple vient récupérer un paquet. Monsieur était déjà passé hier mais le bordereau étant au nom de Madame le pli ne lui avait pas été remis. Aujourd’hui Monsieur ET Madame sont là. Pourtant l’affaire va se compliquer. Au-dessus de moi, les animations sur l’écran continuent de s’enchaîner et soudain l’une d’elle m’interpelle : Votre avis nous intéresse, Flashez ce QR code et faites-nous part de vos remarques pour que nous puissions améliorer nos services. Devant moi, la situation devient croustillante. Le pli est au nom de Monsieur alors que le bordereau est toujours au nom de Madame (erreur du facteur). Face à une employée de La Poste visiblement perdu devant cette situation qui n’existe pas dans les manuels, le couple s’exaspère, s’impatiente et s’emporte. L’employée restant ferme sur ses positions, la situation s’envenime jusqu’à créer une joyeuse ambiance dans ce petit bureau de poste de banlieue. Je me demande alors quels types de réponses au questionnaire QRcodé pourrait donner ce couple visiblement un tantinet mécontent.

Nous vivons une époque grotesque où les marques dépensent des fortunes dans l’élaboration et le traitement d’informations pour ajuster leurs services, s’efforçant de plaire au plus grand nombre et ce faisant elles créent des services médiocres. Avez-vous déjà répondu à une enquête de satisfaction après être passé chez votre garagiste concessionnaire, après un appel au call center de votre fournisseur internet, après l’utilisation d’un service bancaire en ligne etc… ? Très probablement avez-vous déjà été sollicité pour le faire. Objectivement, si vous répondez sincèrement aux questions posées, les réponses ne sont pas désastreuses. Ce qui pourrait laisser penser que nous ne sommes pas totalement insatisfaits des services proposés par les marques que nous utilisons. C’est un leurre. Ces enquêtes de satisfaction lissent des résultats qui donnent des pistes d’évolution dont personnes ne veut… mises à part les marques elles-mêmes tant que cela réduit les coûts et génère des profits. Les gens n’attendent pas plus de ceci ou de cela, les gens attendent JUSTE 2 choses :
La première c’est qu’on les écoute. Qu’on leur donne le sentiment qu’ils sont compris quelle que soit la situation, même si elle n’est pas dans le manuel. Qu’on accueille leurs émotions et qu’on les rassure en leur montrant qu’ils ne sont pas face à une organisation qui ne fonctionne que par des process mais bien face à d’autres êtres humains qui sont en capacité de prendre des décisions et de résoudre leurs problèmes quels qu’ils soient.

La seconde, c’est qu’on leur simplifie la vie. Ils ne veulent pas avoir à choisir entre colissimo ou chronospost, colis express 1j, 2 j, ou 3 j, timbre éco ou timbre ordinaire, bordereau vert ou jaune, forfait ceci ou forfait cela. Non, ils veulent que le choses soient simples, limpides et honnêtes.

Les marques peuvent bien faire toutes les enquêtes de satisfaction qu’elles veulent, si elles ne s’intéressent pas à leurs clients en les considérant comme des individus et non comme une masse elles continueront à vivre dans l’illusion de l’amélioration.

Nous sommes tous singuliers, même si cela ne paraît pas évident, et ce qui nous rend satisfaits c’est la prise en compte de notre singularité.

brugnon

 

Notre mémoire fonctionne comme Google

Une étude récente montre qu’un cadre passe 16 ans de sa vie professionnelle en réunion. Et la plupart d’entre eux reconnaissent ne pas connaître les objectifs et les actions à mettre en œuvre suite à ces réunions. En clair, 16 ans d’une vie à partager des idées qui disparaissent très vite.
Comment peut-on aider nos interlocuteurs à mieux retenir nos idées ?
Comment peut-on agir sur leur mémorisation ?
Les études sur le cerveau montrent que notre modèle de pensée linéaire est loin d’être le modèle naturel de notre encéphale qui fonctionne sur le schéma d’une structure ramifiée. De la même manière qu’un moteur de recherche va rechercher les occurrences d’un mots-clé en scannant l’ensemble du web, les croiser et les classer par ordre d’importance selon qu’il aura trouvé des connexions plus ou moins denses entre ces différentes occurrences.

De la même manière notre mémoire fonctionne par association d’idées. Cela peut paraître paradoxale mais plus vous associez d’informations à une autre information qui vous est familière, plus vous permettez à votre cerveau de faire des connexions favorisant ainsi la mémorisation.

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Attention, il ne s’agit pas ici de dire qu’il faut entrer dans un niveau de détails élevé. Il s’agit d’aider notre auditoire à VOIR ce que l’on DIT. Soit en lui offrant la possibilité de se créer une image mentale de nos propos. Soit en rendant nos propos visuels à l’aide d’un support.

Simple Vs Simpliste

Nous sommes très souvent confronté à la difficulté d’amener nos clients à exprimer simplement leurs idées. Leur grande crainte étant de paraître simplistes. J’essaye de les rassurer en leur garantissant que cela ne risque pas d’arriver (la plupart d’entre nous ayant atteint des niveaux d’expertise élevés) mais rien n’y fait, parler simplement leur semble dévalorisant. Pourtant il y a un monde entre être simpliste et savoir faire simple. Voici sur le mode infographie la façon dont nous pourrions considérer ces 2 visions. Je dirais qu’être simpliste c’est considérer que tout est blanc ou noir. C’est avoir une vision binaire des choses, ce qui laisse peu d’alternatives pour envisager d’autres possibilités.

SIMPLISTE

La simplicité serait de considérer qu’il existe des nuances de gris entre ces 2 opposés. Des nuances qui permettent d’envisager d’autres perspectives sans pour autant nous noyer dans une flot d’informations trop dense.

SIMPLE

Ce qui me semble être un tremplin efficace pour élever le niveau vers une vision élaborée qui pourrait être d’envisager les choses en couleurs. Cependant, avoir une vision en couleurs n’a vraiment de valeur que si on garde à l’esprit que seulement 3 couleurs permettent de créer toutes les autres (le Cyan (bleu), le Magenta (rouge) et le Jaune). Conduisez votre auditoire vers cette vision élaborée et laissez les faire leur propre mélange. Les couleurs multiples qui en sortiront seront les leurs et ils auront le sentiment d’avoir été l’artiste qui a contribué à l’élaboration du message, des idées.

ELABORE

Surtout évitez de leur délivrer une expertise indigeste qui serait déjà un mélange exploitant les millions de couleurs disponibles et qui rendrait vos propos si compliqués, si confus qu’ils seraient un frein à la prise de décision. Les messages qui vont à l’essentile aident les personnes à prendre les bonnes décisions en leur rappelant ce qui est important.

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